Toutes les questions sur la mode éthique.

 

La petite histoire des choses avant d'aller plus loin.


 

 

 

Les labels :

 

BIORE

En développant le label de qualité bioRe® la société suisse Remei AG a voulu donner corps à une vision: produire des articles en coton biologique équitable dans une chaîne de production contrôlée parfaitement transparente. De la culture biologique du coton au produit fini, toutes les étapes du process de production satisfont à de strictes exigences sociales et écologiques contrôlées par des institutions indépendantes. Toutes nos activités respectent les cinq valeurs ci-après:

-Biologique promotion et mise en place de cultures et d’assolements biologiques contrôlé

-Equitable conditions de travail respectueuses de la dignité humaine pour les familles paysannes et les ouvriers du textile

-Ecologique par respect de la nature, l’utilisation de produits chimiques toxiques est proscrite

-Traçabilité intégrale du produit et contrôle sur toutes les étapes de sa transformation

-Innovation amélioration permanente dans le souci de mieux utiliser les ressources et de réduire et de compenser les émissions de CO2.

 

ECOCERT (textile)

Le label Ecocert des textiles biologiques ou à base de fibres biologiques a été créé et est contrôlé par l'organisme de certification français Ecocert depuis 2006. Il comporte deux niveaux d'exigence : -textile biologique (minimum de 95% des fibres issues de l’Agriculture biologique, 5 % de fibres synthétiques autorisés). -textile à base de fibres biologiques (entre 70% et 95% des fibres issues de l'Agriculture Biologique). Dans les deux cas, 95% des fibres sont naturelles, 5% synthétiques. Il concerne les vêtements (Jeans, T-shirts, Textiles coton, laine, soie, chanvre) et sous-vêtements.

 

EKO

SKAL est un organisme de certification hollandais qui délivre la norme EKO pour les produits biologiques. Le domaine de Skal concerne l'agriculture bio, le traitement des produits agricoles, l'importation de produits hors de l'Union Européenne, les sociétés de commerce et de logistique (sauf les magasins). Les produits concernés sont les produits alimentaires bio végétaux et animaux mais aussi non alimentaires tes que les huiles essentielles, teintures, textiles.

Skal est accrédité par le Dutch Council for Accreditation. Toute la chaîne de production est contrôlée au moins une fois par an. 95 % des ingrédients au minimum doivent être issus de l'agriculture biologique. Les aliments contenant entre 70% et 95% d'ingrédients biologiques peuvent indiquer : "x% des ingrédients d'origine agricole ont été obtenus selon les règles de la production biologique".

 

GOTS

Ce label international privé a été créé en 2008 par un groupe de travail regroupant l'International Association Natural Textile Industry, la Soil Association, l'Organic Trade Association et la Japan Organic Cotton Association. Le label GOTS comporte deux niveaux d'exigence : Organique : minimum 95% des fibres textiles d'origine biologique certifiée. Les 5 % restants peuvent être en fibres synthétiques ou artificielles (viscose par exemple). "Made with X % Organic Materials" ou "Made with X % Organic - in conversion materials" : de 70 à 95 % des fibres d'origine biologique certifiée ou en conversion. Les 30 % restants peuvent être en fibres non biologiques. Les fibres artificielles ou synthétiques sont autorisées à hauteur de 10 % maximum (25 % pour les chaussettes, collants et vêtements de sport).

Le label GOTS interdit:

-l'utilisation de solvants aromatiques ou halogénés, de chlorophénol, de détersifs, du formaldéhyde, des OGM, de fongicides ou biocides,

-de métaux lourds et de colorants contenant des métaux (sauf le cuivre autorisé à hauteur de 5 % dans les colorants bleus ou verts, et le fer), ...

-le PVC pour les accessoires(ex.boutons).

Le référentiel inclut également des critères sociaux selon des conventions de l'Organisation internationale du travail (OIT) : respect des droits des salariés, pas de travail des enfants, liberté syndicale ...

 

Öko-Tex 100 et 1000

Leader mondial des labels santé dans le textile, les labels internationaux Oeko-Tex 100 et 1000 sont apposés sur des textiles ne contenant pas d'éléments chimiques nocifs pour la santé et la peau (formaldéhyde, métaux lourds, pesticides, phtalates, benzène ...). Ces labels privés sont attribués et gérés par Öko-Tex et contrôlés par des organismes indépendants. Les organismes de contrôle sont accrédités par les organes compétents dans chaque pays. Le fabricant peut apposer le label Oeko-Tex sur les produits ou groupes d’articles ayant fait l’objet de contrôles concluants et en faire la publicité sous toute autre forme s’il a été prouvé dans le cadre de tests en laboratoire que la totalité de leurs composantes, accessoires compris, remplissent les critères de contrôle requis. Un certificat pour un produit est établi pour une durée d’un an et peut-être renouvelable plusieurs fois.

Oeko-Tex 100 garantit que les textiles ne contiennent pas de substances indésirables pour la santé et pour la peau. Il prévoit notamment

-des critères de contrôle identiques partout dans le monde et scientifiquement fondés.

-le contrôle et la certification des produits textiles par des instituts de contrôle indépendants ayant l’expertise requise.

-le contrôle des produits bruts, semi-finis et finis à tous les niveaux de la transformation

-la conformité de la production grâce à la gestion qualité dans les entreprises.

-des contrôle régulières dans le commerce et des visites des entreprises par des auditeurs indépendants de l’Association Oeko-Tex.

Oeko-Tex 1000

Cette certification concerne les sites de production des entreprises de textile qui souhaitent que l’on reconnaisse les efforts qu’ils font au niveau de leurs sites pour le respect de la nature.Le Standard 1000 complète le Standard 100 par un système de contrôle, d’audit et de certification pour les sites de production respectueux de l’environnement tout au long de la chaîne textile. Pour obtenir la certification selon l’Oeko-Tex Standard 1000, les entreprises doivent apporter la preuve qu’au moins 30% de la production sont déjà certifiés selon l’Oeko-Tex Standard 100 et remplir certains critères concernant leur processus de fabrication respectueux de l’environnement.

 

Le textile écologique.

 

La laine

Tondue sur l’animal vivant : chèvre, mouton, lama, elle est comme nos cheveux, essentiellement composée de kératine. Bon isolant thermique, elle régule l’humidité et laisse respirer la peau. Il faut la choisir en pure laine vierge non traitée.

 

 La Soie

C’est une matière filamenteuse secrétée par les lépidoptères pour confectionner leur cocon, elle est composée d’une enveloppe de séricine (25%) entourant la fibroïne (75%). Elle aurait été découverte 2700 av JC par la femme de l’empereur chinois, en voulant débarrasser ses mûriers des vers qui en mangeaient les feuilles. La soie est chaude l’hiver, légère l’été et agréable au toucher. 

 

Le lin

Considéré comme le plus vieux textile du monde, frais et solide on lui prête des vertus thérapeutiques et anti-stress : il diminue température et tension musculaire. Sa culture, bien que moins polluante que d’autres plantes, appauvrit le sol pour quelques années.

 

Le chanvre

Cette fibre textile fait son come back grâce aux créateurs comme  Kanabeach. Cultivé en grande quantité en raison de sa capacité d'absorption du CO2, le chanvre pourrait trouver un champ d'applications prometteur dans le domaine du textile. Très solide, il a des qualités proches du lin. naturellement anti-bactérien, propriétés anti-odeurs et anti-UV.

 

Bambou

La toile de bambou présente de nombreuses qualités : tissu respirant léger à porter, naturellement anti-bactérien, propriétés anti-odeurs et anti-UV... Biodégradable et recyclable, la fibre régénérée de bambou est d'une douceur exceptionnelle. C’est la poudre de bambou qui permet de réaliser la viscose. Autre avantage du bambou : sa pousse extrêmement rapide permet d’optimiser les rendements, sa rusticité d’éviter les pesticides et ses racines profondes de bloquer l’érosion des sols. fibre bambou Un bon point également dans la lutte contre la déforestation, puisque plus on utilisera le bambou, moins on coupera de résineux ou de feuillus qui ont eux, une croissance très lente. Le bambou nécessite quatre fois moins d’eau que le coton pour sa culture. Partant de ce constat, la société japonaise Itoi Textile a inventé un tissu à base de « Kumasasa », le bambou favori des pandas. L’herbe est d'abord transformée en papier, puis découpée en rubans de 3 km de long et enfin tordue pour élaborer le fil qui sera ensuite tissé.