Les vêtements occupent un place importante dans notre mode vie . Nous utilisons environ 15 kg de textile, par an et par personne. Beaucoup sont encore peu conscient de l'impact environnemental conséquent qu'engendre cet acte d'achat.
Heureusement, le secteur du vêtement en coton biologique est en pleine croissance, nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir acheter ce type de vêtements en coton bio, fabriqués selon des procédés écologiques.
En moyenne, les lavages répétitifs de vêtements représentent environ 60 % à 70 % de toute l’énergie consommée nécessaire depuis la récolte et peuvent atteindre 90 % si l’on ajoute le séchage en machine. L'entretien fait partie intégrante de la démarche écolo.
Pourquoi préférer le coton bio? Tout d'abord, il est essentiel de savoir que la culture conventionnelle du coton est reconnue comme étant la culture la plus polluante au monde. La Mer d'Aral a été asséchée à 80 % à cause de l'irrigation pour la culture du coton.
La culture du coton représente 2,5 % des surfaces agricoles mondiale, mais consomme 25 % des pesticides et engrais utilisés dans le monde et jusqu’à 30 traitements chimiques par an, la culture du coton provoque chaque année l’intoxication d’un million de personnes et le décès de 22 000 autres.
Face aux dangers de l'agriculture conventionnelle du coton qui détruit l'environnement et met en danger la santé des hommes et des femmes qui travaillent le coton, il existe une solution simple, la culture du coton biologique.
Depuis le début des années 2000, nous pouvons trouver des vêtements en coton bio labellisés. La garantie porte surtout sur la production du coton bio qui est assurée par des petits producteurs équitablement rémunérés.
La culture du coton biologique n'a pas recours aux pesticides et aux engrais chimiques dangereux pour la santé des agriculteurs et pour l'environnement. La culture du coton bio restaure la fertilité des sols et l'équilibre des écosystèmes, grace à l'utilisation de produits naturels. Le coton bio ne revient pas plus cher que de le coton conventionnel car le coton bio est cultivé sur des petites exploitations qui ne sont, pour la plupart, pas mécanisées.

-EKO de Control Union ( anciennement Skal International)
C'est le principal organisme certificateur de la mode éthique en France. Ce label garantit l'origine biologique du coton et de ses composants, la traçabilité des matières utilisées, l'application de teintures écologiques sans colorants cancérigènes, substances allergènes, ni métaux lourds.
-Certification du coton bio par Ecocert
La marque Idéo, travaille avec la filiale indienne du certificateur français Ecocert pour son coton biologique. Il en est de même pour la marque Tudo Bom qui accompagne ses producteurs vers le coton bio.
Les vêtements bio en fibres naturelles.
A l’heure du développement durable, l’industrie de la mode intègre de plus en plus les fibres naturelles et biologiques dans des collections respectueuses de l’environnement.
Le bambou.
La culture du bambou requiert quatre fois moins d’eau que le coton traditionnel, et évite l’utilisation de pesticides. Souvent associée à du coton biologique, la fibre de bambou est absorbante, biodégradable et très douce. Elle possède aussi des propriétés antibactériennes très recherchées. Sa croissance est très rapide, sa consomation en eau est très faible et c'est un grand consommateur de CO².
Le Soja.
Comme pour le bambou, on exploite les protéines du soja pour faire sa fibre. Réputé pour ses vertus relaxantes, sa brillance et son toucher soyeux, il sèche rapidement et on l'apprécie pour sa légère élasticité. On utilise pour le textile les parties de la plante qui ne sont pas destinées à la consommation, l'ensemble de la plante est valorisé.
Le Lyocell et le Lenpur
Issues du bois, dont on extrait la cellulose, ces fibres sont de plus en plus sollicitées. Le Lenpur est fabriqué à partir du pin blanc, cultivé en Chine et au Canada. Les arbres sont simplement élagués, une opération qui ne nécessite donc aucune déforestation.
Cette fibre entièrement naturelle est renommée pour son toucher proche de celui du cachemire et sa grande douceur. De plus, elle ne bouloche pas et absorbe l’humidité.
Le Lyocell, obtenu à partir de pulpe de bois et de solvants recyclables, évacue mieux l’humidité que les fibres en polyester et ne se froisse pas.
Le chanvre et le lin.
On considère les fibres du chanvre et du lin comme les plus « vertes » qui soient. Parmi leurs propriétés similaires, on compte leur culture facile, sans pesticide ni engrais. Plus souple que le chanvre, le lin n’en est pas moins résistant, et s'associe très bien à d'autres fibres.
